WOODY FAUX REVEUR

« Manhattan ? C’est un drame à éléments comiques, ce que le public accepte mieux qu’une comédie à éléments dramatiques. Diane Keaton ? C’est la meilleure actrice du cinéma américain ! »  1979. Woody Allen est en promo pour la sortie de son film Manhattan. Film magique où l’esprit pétille comme un bon champagne. Quand son meilleur ami lui assène : « Tu te prends pour Dieu ! » Le personnage d’ Isaac Davis, que joue Woody Allen, lui rétorque  : «  Il faut bien que quelqu’un me serve de modèle… « . Au cours de cet entretien, Woody Allen, aimable, se prête au jeu des questions-réponses avec un enthousiasme prudent…

PAS MORT, TOPOR !

En 2007 était publiée ma biographie de Roland Topor.
Le livre paraissait chez Buchet-Chastel.
Pendant plus d’une année d’écriture et de recherches, j’avais exploré sa vie, ou plutôt j’étais entré en immersion dans sa vie. Aventure magnifique. A la fin des travaux, je me retrouvais à la tête d’archives incroyablement variées. Parmi elles, quelques films.
Voici quatre documents qui sont, je crois, parmi les plus représentatifs. On appréciera la pensée-scalpel de l’artiste et, plus que tout, sa fantastique liberté.

1er document : « Le bas de gamme ». Topor se pose la question « Et si le grand public avait vraiment un gout de chiottes  » Et il répond à sa question.

2ème document : « Roland Topor vous parle ». Montage de ses oeuvres avec une longue interview de lui. La pertinence, toujours…

3ème document : Roland Topor et Bernard Rapp. Interview croisée et décomplexée

4ème document : en compagnie de la journaliste France Roche. Roland répond à un jeune public dans la salle. visiblement, ses réponses déconcertent le plus grand nombre. C’est que Topor n’est pas un artiste « engagé » mais plutôt dégagé…

LA LEGENDE DE JIMMY

 Choc des cultures ! Cette étonnante promenade de HENDRIX. Nous sommes dans la rue Daguerre (Paris 14ème) en octobre 1967. Qui, parmi ces badauds, a reconnu Jimmy Hendrix, l’un des plus grands guitaristes rock de l’histoire ? Personne. Moment de déconne avec ses complices, les musiciens Mitch MITCHELL et Noel REDDING. Le temps d’une chanson, ils croisent madame Michu, goûtent aux fruits des étals, soulèvent le postiche d’un passant et sont avalés dans une bouche de métro.

 

RUDOLF NOUREEV ET PEGGY

Il était l’un des plus grands danseurs au monde, chorégraphe, directeur du Ballet de l’Opéra de Paris… et grand déconneur à ses heures. Le voici invitant Peggy la cochonne, de la troupe des Muppet Show, pour honorer, à sa manière, le Lac des Cygnes.  Cette « performance » nous permet de mesurer la liberté dont il jouissait. Pas d’attaché presse pour le convaincre de renoncer à une telle entreprise,  pas de conseiller en communication pour « sauvegarder son image » de danseur-étoile. Bref, la liberté. Le plaisir. Notre plaisir.

 

BERNARD LANGLOIS OU L’EDITO QUI TUE

En 1982, le journaliste Bernard Langlois est immédiatement viré du JT  » Antenne 2 Midi  » pour avoir évoqué le décès de Grace Kelly et son « royaume d’opérette sur un caillou cossu « . Le journaliste a manqué aux convenances. Impardonnable.
Cher confrère, pour de très nombreux journalistes, dont moi, vous restez un modèle d’indépendance, de liberté et de courage. Et je suis content de publier ici ce document-symbole.

MARCEL PAGNOL, LE PERE ET LA GLOIRE

Chez de nombreux « littéraires », j’ai souvent perçu comme un petit rictus méprisant quand il est question de Marcel Pagnol. La popularité excite les jaloux. Son style cristallin doit agacer les grippés du stylo. Pourtant, l’univers de Pagnol, que certaines personnes trouvent « simplet », « gentillet »  est, en réalité,  d’une férocité terrible. La pièce « Topaze », pour ne citer qu’elle,  est dévastatrice.
Marcel Pagnol, homme pudique, parlait assez peu de sa famille dans la vie. Écoutez-le évoquer la mémoire de son père. Il est sans concession  :

BORIS VIAN, MON FRERE, MON MARI

Document poignant.

Il réunit les témoignages de son frère, Alain Vian,  et de celle qui a partagé ses dernières années, Ursula Kübler, filmé dans son appartement de Montmartre, parmi les livres et objets de l’écrivain. On a un peu le sentiment qu’il peut rentrer à tout instant. Au milieu de cette archive, le poème « Je voudrais pas crever » dit par Pierre Brasseur. Boris Vian, une vie foudroyée. Et le sentiment d’un immense gâchis.

PRESENTATION DU BLOG OPERATOIRE

 

Voici des documents rares ou inédits. Ils concernent des artistes souvent disparus.  Ces documents, nos  actuels « diffuseurs culturels »,  à de très rares exceptions près, ne semblent pas pressés  de les ressusciter.

Dommage.

Il y a pourtant là une formidable matière à émotion, un vrai gisement  !

Certains de ces artistes, longtemps après leur mort, continuent  d’habiter  notre quotidien.

C’est la force de leur talent,  le miracle de  leur génie.

Leur art nous soustrait un peu à la pesanteur terrestre.

Disons-le, certains de ces artistes sont en nous comme la sève est dans l’arbre. Ils sont les compagnons invisibles, les amis fidèles et discrets qui traversent avec nous les épreuves de notre existence.

A moins d’avoir un cailloux dans la poitrine,  nous avons, je le crois,  une dette d’amour envers eux.

Ce site  permettra  peut-être de rétablir un certain équilibre.  Il s’agit donc de découvrir, de redécouvrir et de  faire connaitre  ces artistes à celles et ceux qui ne les connaissent pas.

Quelques uns de ces documents ont déjà été postés sur Facebook.

Ah, Facebook, cette maison bleue  !   Facebook accepte sans grimacer des propos racistes, orduriers, homophobes mais fronce les volets quand il est question de musique. Dis-moi ce que tu censures,  je te dirai qui tu es.  

Les documents seront postés au gré de mes envies, de mon temps libre et de mes humeurs.

FV.