UNE JOURNEE TRES PARTICULIERE

 

1977. Ettore Scola, Sophia Loren et Marcello Mastroianni sont à Cannes pour présenter un époustouflant chef d’oeuvre, « Une journée Particulière ».  Film-monument,  film vital.  L’histoire est sublime de simplicité, portée par deux acteurs au sommet de leur Art (oui, avec une majuscule…). Dans ces interviews croisés, Sophia Loren évoque un tournant dans sa carrière pour elle, l’actrice de 40 ans, Ettore Scola revient sur la période choisie pour réaliser son film et Mastroianni affirme son soulagement de ne plus être considéré comme un « latine » lover. Oui, il faut revoir ce film dont le temps n’a pas émoussé l’extraordinaire force.

Voici l’histoire de ce film chef d’oeuvre :

Rome, le 8 mai 1938. Hitler rencontre Mussolini. La ville toute entière est au rendez-vous pour acclamer les deux dictateurs. Toute la ville ? Non.  Deux personnes n’ont pas fait le déplacement : Antonietta, mère de famille nombreuse et Gabriele, un intellectuel homosexuel. Cet ex chroniqueur radio a été viré pour cause d’homosexualité. Il risque, pour cette raison, d’être déporté à chaque instant. Ce film est la rencontre de deux solitudes avec, en guise de musique, la retransmission radiodiffusée de la parade militaire qui célèbre le grand jour. Qui a oublié ce cri de Gabriele : « Pleurer est une chose que l’on peut faire seul, mais rire, il faut être deux pour rire ! » et celui-ci : « Ce n’est pas le locataire du 6e étage qui est anti-fasciste. C’est plutôt le fascisme qui est anti-locataire du 6e étage. » Un film cardiaque.

 

 

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