LETTRE AUX SMS

Chers SMS,

Pour l’amoureux, vous êtes la  cicatrice de l’absence,  le RSA de l’affection.

Soyons honnête : vous avez pénétré notre vie comme une lame une banane. Vous êtes le copain envahissant, celui qu’on attend pas et qui sonne chez vous au moment où nos yeux allaient se fermer.

Pénible.

Chers SMS, je crois, moi, que vous êtes une belle saloperie ! Vous êtes une usine à malentendus, un tyran qui peu à peu nous a domestiqué. Parfaitement.

Une question sans réponse et nous voici fâchés un silence qui s’éternise et nous  voici mort. 

Au tribunal de la politesse, nous nous retrouvons illico  au coeur d’un procès inédit où la condamnation ne laisse guère de doute.

Mécanique infernale.

Reprenons les faits. Un message nous prévient et nous voici changés en prévenu,  bientôt … en accusé de réception ! 

Je vous déteste comme un soixante -huitard déteste Macron. 

 SMS=SS !