LETTRE AUX JOURS PASSÉS 

Chers jours passés,

chers vieux débris,

On ne penserait jamais à vous s’il n’y avait ça et là quelques indices sur notre chemin.

Ce sont des  signes qui ne trompent pas. Celui du temps qui se barre et de la vieillesse qui radine. Baromètre de notre vioquitude. Chantilly aigre-douce.

Chers jours passés, je pense à vous chaque fois que je retrouve un sourire disparu, une lettre ancienne, un copain d’école, un amour oublié, une photo jaunie.

Vous vous planquez dans un tube de l’été, une fraise Tagada, un Dragibus, le générique d’une série, un vieux papier peint.

Je vous vois dans le sourire de Belmondo, les seins de Maruschka Detmers, le cul de Romy, la voix de Fanny.

Vous êtes un rêve qui se réveille, un noël sans enfant, une sieste qui se prolonge, un rhume qui s’éternise, une prise de sang trop bavarde.

Chers jours passés, je vous emmerde. Et vous me le rendez bien…

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