THE RESIDENTS FOR NEVER

Personne ne sait qui sont ces américains et cela dure depuis 1972 ! The Résidents est avant tout un collectif d’artistes qui multiplie les albums et les performances scéniques. Déjà 50 albums parus pour déranger notre confort sonore et visuel, une dizaine de DVD !

Les Résidents s’habillent en smoking et cachent leur visage avec un immense globe oculaire quand ce n’est pas des masques d’animaux. Pas de gloriole, aucune star dans ce mystérieux collectif qui, année après année, rivalise d’audaces et, parfois, de scandales. Leurs noms sont des pseudos.  On ne connait que les noms de quatre membres de la Cryptic Corporation, leur compagnie de production.  Et encore ! Pas certain que ces noms soient toujours valides.  Aucune d’interview. Leur musique  ? Elle emprunte au collage surréaliste, à la déconstruction sonore. Avec eux, tout est neuf, secret, provocant et souvent inquiétant. On dirait un rêve fiévreux de Zappa, un cauchemar Dada sinistrement drôle.

« Quand nous étions enfants, nous jouions avec des marionnettes qui nous mangeaient nos yeux » affirme l’une de leur chanson parue dans The commercial Album (1980, mon disque préféré). Putain d’ album : 40 chansons d’une minute ! Confiture amère et délicieuse.

Chaque disque du groupe est construit selon un concept différent.  Leur tout premier disque, refusé par la Warner,  était Santa Dog (1972) qui relatait la croissance intra-utérine de Jésus.

The Résidents nous lave les yeux et la tête.  Au point d’avoir l’impression d’être tout à coup victime d’ hallucinations sonores et visuelles  :

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