DARRY COWL ET LOLA

André Darricau (son vrai nom) , avait commencé sa carrière avec Sacha Guitry qui lui donna son premier rôle dans Assassins et voleurs (1956), puis, l’année suivante,  dans Les Trois font la paire. Ce funambule farfelu, attachant, lunaire et gaffeur, tournera ensuite dans 150 films, le plus souvent  d’affligeants navets, mais aussi avec des cinéastes tels que Jacques Pinoteau, Jean-Pierre Mocky, Broca, Ferreri, Resnais, Verneuil, Sautet, Allégret, Lelouch…  Pourquoi cette frénésie de cinéma ? Pour éponger sa soif de jeu… et ses dettes : « J’allais en studio juste avant la prise, ne sachant même pas quel film je tournais ! Tout ça à cause du casino : à 2, 3 heures du mat’, j’appelais Bernet (son agent de l’époque) à qui je demandais de signer d’urgence un nouveau contrat vu que j’avais encore perdu. »

Son bégaiement était dû à un traumatisme de l’enfance. « Je suis devenu bègue à la suite d’une blague idiote que j’avais faite à ma tante Marie. Avec un petit revolver à amorces, je m’étais planqué derrière un pilier de l’église où elle se rendait toujours. Avec mon masque de Zorro, j’ai surgi à grands coups de pan! pan! Elle a eu une frousse terrible. Dès que je suis rentré à la maison, la gouvernante m’a puni en me prenant par la culotte et en me suspendant au-dessus du vide. Nous étions au troisième étage, et elle faisait mine de me balancer par la fenêtre: à mon tour, j’ai été traumatisé. Là ont commencé ces balbutiements maladifs. »

Ici, dans cette vidéo, une anecdote touchante sur sa mère, qu’il n’aura jamais connu et au sujet de Lola une prostituée qui fut, semble-t-il, son premier amour…

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