MY FAIR AUDREY HEPBURN

Pas de jetlag quand on est une star !

Le 9 avril 1956, sur le tarmac de l’aéroport de Genève, Yul Brynner et sa femme attendent leur copine Audrey Epburn.

L’actrice, native de Belgique, revient de New York et d’Hollywood où elle a participé à la grande soirée des Oscars. Au sommet de sa carrière, elle vient de tourner My Fair Lady de George Cukor, salué par la critique et récompensé par une statuette.

Elle arrive enfin. Souriante, sympa, dispo malgré les heures de voyage. Top.

 

MASTROIANNI : « Avec Fellini, c’est une blague continuelle ! »

Marcello en 1976 ! Son incroyable simplicité, sa voix, son enthousiasme, son élégance morale…Voici 5mn d’interviews avec son lot de claques : sur les acteurs américains et sur « Holivoud » où « il n’y a même pas de merde par terre… »

Magnifique monsieur irremplacé

JEAN-PIERRE MELVILLE DÉZINGUE

« Le divorce avec la Nouvelle Vague ?  C’est moi qui en ait pris l’initiative »

Jean-Pierre Melville, sourire discret et mot précis,  œil batracien et ton acide, évoque  ses rapports avec les réalisateurs du mouvement avant-gardiste.

Il donne aussi quelques précisions sur son premier film, « Le silence de la mer » :  » Je l’ai fait seul, avec Henri Decae, mon chef opérateur, sans même avoir les droits du livre.. »

Interview réalisée devant l’affiche du « Deuxième souffle »

LE CASTING DE BELMONDO

En 1964, Jean-Paul Belmondo se plie  à l’exercice d’un casting pour de faux pour les besoins de la télévision belge.  L’acteur, fameux déconneur, semble prendre plaisir  à cet exercice imaginé par le journaliste Sélim Sasson.

A noter que Bébel, au moment de cet enregistrement, a déjà joué dans plus d’une trentaine de longs métrages avec Godard, Verneuil, Carné, Melville etc …

Belle leçon de charme et d’autodérision. Les jeunes acteurs  d’aujourd’hui -plus ou moins talentueux- gagneraient à s’inspirer de cette simplicité bon enfant..

CLAUDE LELOUCH, UN HOMME LIMPIDE

Mal-aimé de la critique, régulièrement lapidé par les talibans de la Nouvelle Vague (oui oui..), Claude Lelouch aura bâti une  carrière unique, grâce à la fidélité de son public, régulièrement épaté par les audaces de ce bougre pas comme les autres.  Il aura enchaîné des bides invraisemblables et tutoyé des cimes hymalayesques  (Palmes, Oscars…). Si on a le droit de ne pas apprécier l’œuvre de ce cinéaste,  il semble injuste de mettre en doute son absolue sincérité. Claude Lelouch transmet du plaisir aux spectateurs comme d’autres provoquent des maux de tête.

Le voici en juin 1963, trois ans avant la tempête Un homme et une femme qui emportera tout sur son passage… sauf la jalousie de ses confrères.  Du haut de ses 26 ans, le réalisateur  prédit  l’arrivée d’ une nouvelle génération de réalisateurs née dans une société de l’image et bénéficiant de nouvelles technologies.

ISABELLE HUPPERT ET JEAN-LUC GODARD SONT SUR UN PLATEAU

En février 1981, discussion franche entre Jean-Luc Godard et Isabelle Huppert à l’occasion de la sortie du film  Sauve qui peut (la vie). 

Le métier d’acteur, les difficultés d’un tel tournage, les souvenirs, comment on sort de cette aventure…  Godard, virtuose de la formule et du point d’interrogation,  mène le débat et joue le contradicteur.  Défense de penser en rond. Mais Huppert, droite et honnête,  ne se laisse pas impressionner…

 

JEAN-LUC GODARD : « Je suis dans un état critique »

En 1990, Jean-Luc Godard est en compétition officielle à Cannes avec son film Nouvelle Vague. Après la projection, c’est au tour de la conférence de presse. Et si la salle est pleine de journalistes ce matin-là, c’est parce que tout le monde sait qu’un autre spectacle va débuter. Le réalisateur, calme et précis, dégomme à tout va. Exercice de virtuosité intellectuelle dont il sait les secrets. Et tout y passe : l’éthique du cinéma,  le star-système, la Nouvelle Vague, les photographes présents, la qualité de la salle de projection…

LUCHINO VISCONTI : « On ne me donne jamais de prix ! »

1963. A Cannes, Luchino Visconti présente sa dernière œuvre,  Le Guépard, tiré du livre de Giuseppe Tomasi di Lampedusa. Le film est en compétition. Le vieux maître, gros matou façon Raminagrobis,  est poussé dans ses retranchements. Le journaliste ne lâche pas prise sur la carrière, les films, les  honneurs. Visconti, mi-amusé, mi-gêné, répond avec un air malicieux. Il se plaint de ne jamais remporter aucun prix dans les festivals.

Le Guépard obtiendra la Palme d’Or.