MY FAIR AUDREY HEPBURN

Pas de jetlag quand on est une star !

Le 9 avril 1956, sur le tarmac de l’aéroport de Genève, Yul Brynner et sa femme attendent leur copine Audrey Epburn.

L’actrice, native de Belgique, revient de New York et d’Hollywood où elle a participé à la grande soirée des Oscars. Au sommet de sa carrière, elle vient de tourner My Fair Lady de George Cukor, salué par la critique et récompensé par une statuette.

Elle arrive enfin. Souriante, sympa, dispo malgré les heures de voyage. Top.

 

LETTRE A LOUIS JOINET

Mon cher Louis

Au téléphone, où j’ai entendu ton sourire, tu viens de m’apprendre ton âge  : 83 ans ! J’ai pensé à une blague.  Tu te démènes pour l’un, pour l’autre, conseillant celui-ci, stratège avec celui-là…  Le fin négociateur que tu es a donc aussi négocié avec le temps.

Ton appartement-paquebot est ancré place de la République.  Il ne désemplit pas.  C’est que le navire-Joinet abrite une multitude d’associations. Les pauvrettes ne savaient pas où se domicilier. Tu leur as ouvert ta porte. Naturellement. Ta vie toute entière est  au service d’un verbe : servir. Quand tant d’autres se servent !

Toi, le conseiller droit de l’Homme des Premiers ministres de François Mitterrand, l’ex-éducateur de rue devenue le fondateur du syndicat de la Magistrature, l’infatigable expert indépendant auprès de l’ONU, on vient te voir du bout du monde pour solliciter une expertise, prendre un conseil salvateur, ou, simplement, pour être en ta compagnie, t’embrasser.

Normal.

Il faudrait  évoquer cette luminosité particulière qui squatte dans tes yeux, cet étonnement que tu as en permanence sur la vie et sur le monde. Tu ressembles à un enfant qui habite un point d’interrogation.

Cher Louis,

L’une de mes grandes fiertés est d’avoir réalisé un documentaire sur ta vie.

Sans Martine, tu le sais, rien n’aurait pu se faire. Elle avait une infinie tendresse pour toi, une passion émerveillée pour ta magnifique intelligence. Elle me disait que tes fulgurances de juriste touchaient au génie.  Non, ne lève pas les yeux au ciel.  Tu sais combien Martine était lucide.  Là où elle se trouve aujourd’hui, je suis certain que son admiration pour toi ne s’est pas émoussée.

D’ailleurs, l’actualité lui donne raison.

Il y a quelques jours, le boucher Mladic, de l’ex-Yougoslavie,  a été condamné à la prison à perpétuité et le Gouvernement Colombien et les FARC  viennent de signer un accord de paix. Grâce à toi, pourrait-on dire. Parce que ces deux évènements relèvent des principes dits « Principes Joinet » et que tu as présenté à l’Onu le 2 octobre 1997 et qui ont été adoptés.

Ces principes sont :

– Le droit de savoir de la victime;
–  Le droit de la victime à la justice
–  Le droit à réparation de la victime.
auxquels  s’ajoutent, à titre préventif, une série de mesures destinées à garantir le non-renouvellement des violations.

Mais que de combats pour en arriver là !

Derrière cette victoire, il y a une histoire infiniment douloureuse.  Une tragédie. Je sais qu’elle continue de te mordre  le cœur et qu’elle réveille parfois tes larmes. C’est l’histoire de Norma Scopise, ta grande amie uruguayenne torturée puis disparue en 1976. Elle dénonçait la dictature qui régnait dans son pays.
Norma avait 24 ans.

Grâce à elle, grâce à toi, la justice reconnaît aujourd’hui des crimes qui jusque là étaient trop souvent prescrits : les disparitions forcées.  `

Déraison d’États.

Merci pour ton combat, Louis.

Merci pour tous ces gens, pour tous ces morts sans sépulture. Bien que n’étant plus, ils continuent malgré tout d’exister. Ils ne sont plus des anonymes. Grâce à toi. Grâce à Norma.

Tu sais, Louis, les jours de tristesse, « quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle », il me suffit de penser à ton courage et à notre relation pour que les choses aillent un peu mieux. Cette petite lumière que tu éclaires en moi,  je sais qu’elle réchauffe beaucoup de personnes de part le monde.

Enfin, merci d’arrêter de lever les yeux au ciel.

Je t’embrasse

Frantz

 

LETTRE A MONTHERLANT

Cher Maître,

Nous nous sommes rencontrés chez un bouquiniste. L’un de vos ouvrages, « Pitié pour les femmes » était en solde. Deux francs (O,30 € !).  J’entends déjà les cons et les barbares ricaner  :  « Mais cet ouvrage ne vaut guère plus ! »

Passons. Argumenter avec les cons et les barbares est parfaitement vain. Il faut changer de trottoir ou, mieux,  les abattre froidement. Mais les munitions, je crois, viendraient à manquer.

Ce livre fut une révélation, une lumière, l’absolue certitude que je vivais là un moment important. Non, cet ouvrage ne me plaisait pas. Plaire, verbe anémié ! Non, il me prenait comme  pendant l’amour. Il m’emportait dans des régions inconnues.  J’étais subjugué par votre insolence, votre style frondeur, cette liberté éblouissante et joyeuse. Vous shampouiniez les mots. Et mes yeux ne piquaient pas.

Oui, il y avait là, dans cet ouvrage,  une audace assumée et bougrement rafraîchissante.

Ce passage par exemple où vous écrivez (de mémoire)  « Inutile de pousser plus loin la chose, nous savons que les lecteurs ont horreur des descriptions » et vous continuez le récit… ou celui là encore, situé au coeur du roman, où vous notez qu’un chat vient de monter tout à coup sur votre table de travail et dérange votre écriture… avant de reprendre  tranquillement le fil de l’histoire …

Humour ravageur,  ironie scandaleuse. Gelée royale !

Maupassant, cet orfèvre,  mon orfèvre, m’avait enseigné la rigueur du mot juste, l’économie de moyen au service d’un pessimisme généreux et d’une fatalité magnifique. Votre plume, elle,  m’apprenait que nous sommes libres et heureux … si nous le voulons.

Je pénétrais dans vos pages. J’étais dedans. Je m’y promenais. Il faisait doux. Oxygène de l’intelligence. Chantilly de l’esprit. Et les pages se  tournaient toutes seules…

A la question bébête : « Qu’emporteriez-vous sur une île ?  »  Sans hésitation, je réponds que je prends tous vos ouvrages… et  ceux de Maupassant.

Bien sûr la série des Jeunes filles, La Reine morte, La Rose des sables, Le chaos et la nuit, Un assassin est mon maître mais tant d’autres aussi !

Vous vous êtes donné la mort le 21 septembre 1972.

Vous deveniez aveugle.

Mac’Avoy, le peintre qui avait réalisé votre portrait,  est venu vous rendre visite quelques heures avant le geste fatal (capsule de cyanure et balle dans la gorge). Vous  lui avez dit :  » J’ai l’absolue conviction qu’il ne restera rien de ce que j’ai écrit. Rien. »

Erreur.

Votre œuvre est étincelante et ces phrases, vos phrases,  restent à jamais dans notre cœur :

« Quand on dit du mal de toi, je ne le crois jamais » (La ville dont le prince est un enfant)

« Éternité est l’anagramme d’étreinte.” (Les jeune filles)

« Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s’en éclaire !” (Malatesta)

« J’ai mal du bien que je te veux » (Encore un instant de bonheur)

« La vie n’a qu’un sens : y être heureux. Si la vie n’est pas synonyme de bonheur, autant ne pas vivre.” (Carnets)

Avec Maupassant, j’espère vous rencontrer de l’autre côté.

 

 

LETTRE A JACQUELINE BELLIDO

Ma chère Jacqueline,

Le hasard nous conduit à rencontrer des êtres particuliers. Ils colorient notre présent et orientent notre futur. Rien à voir avec les anonymes que nous croisons chaque jour, ces indifférents tristouilles et maussades qui sont parfois,  hélas, le papier-peint de nos vies.

Avec toi, Jacqueline, tout est encore différent.

Ta présence bouleverse les certitudes. Tu es une avocate du bonheur,  une publicitaire de la vie. Tu as la force de l’évidence.  Une force contagieuse. Ton talent dérange les calendriers. Ton sourire  fissure les doutes . Tu distribues tes certitudes comme d’autres des friandises. Et les nuages noirs s’éloignent enfin.

Il faudrait aussi parler de ta voix, précise comme une flèche, de tes yeux-lasers qui fouillent l’âme de ceux que tu regardes, il faudrait évoquer ton côté foutraque, désorganisé, cette éternelle provoc aux choses établies, comme un doigt d’honneur à  l’échéance.

Tu sais domestiquer l’inattendu. Avec toi, la clim est en panne,  les cravates font la gueule, les cons s’évanouissent, l’improbable est certain.

Les gens te croient comédienne, professeure de théâtre et metteuse en scène dans la région de Pau.  Je pense, moi,  que tu es  avant tout une formidable accoucheuse. Une passage-femme. Tu révèles aux autres un talent qu’ils ne se soupçonnaient  pas.  Tes mots aspirent les maux et grâce à toi, nous respirons mieux.

J’ai été ton élève.

C’était il y a presque longtemps.

Avec d’autres apprentis-comédien (es) tu nous recevais le vendredi soir au sous-sol de ta maison sans maître. Aux étages vivaient deux lucioles magnifiques, tes filles,  et puis un petit bonhomme, beau a inspirer Saint-Ex. Ton fils. Il y avait aussi un ogre gentil qui frappait  le plancher en grondant. C’était Jean-Claude, ton mari, le papa des lucioles et du petit bonhomme. Nous faisions trop de bruit.  Il réagissait à sa manière.

Que de souvenirs dans ce sous-sol coloré !  Aujourd’hui encore, ils  « palpitent là, comme une petite bête ».

Tu nous apprenais à placer notre voix,  à  découvrir des auteurs. On riait, on déconnait,  mais attention !  on ne jouait pas pour s’amuser. Et puis un jour, grâce à toi, nous sommes montés sur scène. Nous avons été applaudis.  Des éclaboussures de bonheur.

Je viens d’apprendre que tu te lances dans une nouvelle aventure « RaconThé à la menthe » à Lescar. Tu vas, une fois encore,  rencontrer le succès. C’est certain. Tu vas illuminer ton entourage. J’espère que ton public est conscient de la chance qu’il a d’être à tes côtés.

Tu es bien mieux qu’une star, mieux qu’une étoile.

Tu es une âme magnifique.

Et je t’embrasse.

ÉCHANGE AVEC PABLO PICASSO

« Mes toiles sont comme des mémoires que l’on s’écrit soi-même » (…) « J’aime beaucoup les gens. Mais j’aimerai aussi un bouton de porte, un pot de chambre ! « 

Entretien simple et bon enfant réalisé en 1966 avec ce génie du 20ème siècle.  On remarquera son œil toujours vif et pénétrant au cours de cet échange

LETTRE AUX RUPTURES

Chères Ruptures,

Vous êtes la fin du voyage amoureux, un terminus sentimental qui ouvre droit… à un nouveau départ !

Bien sûr, la secousse cardiaque, bien entendu la rosée de larmes, évidement un orgueil malmené mais surtout, surtout,  et pour les deux parties, une liberté recouvrée !

Mais ce moment est délicat.

Il requiert un vrai courage, quelques grammes d’élégance. Ce moment si particulier, on s’y rend comme une visite chez un dentiste : en espérant ne pas avoir trop mal.  La personne un peu chic (mot démodé, tant pis…) évitera au préalable l’engueulade au téléphone, le SMS-SS, le silence de l’amer.

Dis moi comment tu quittes et je te dirais qui tu es.

C’est d’ailleurs un peu la roue de l’infortune. Combien de couples se sont véritablement découverts devant un juge aux affaires familiales ?

Chère Ruptures,

Nous ne sommes pas naïfs, allez.

Nous savons que vous pouvez aussi engendrer des rages froides et tenaces.

  « Après tant de bontés dont il perd la mémoire.

  Lui qui me fut si cher, et qui m’a pu trahir,

 Ah ! Je l’ai trop aimé pour ne le point haïr.»

(«Andromaque/ Acte 2 »)

C’est la variante : dis moi comment tu quittes et je te dirai qui te hais.

Et de me souvenir d’un confrère journaliste, Pascal de son prénom. Depuis vingt ans, il était englué dans une haine féroce contre son ex-femme.  (C’est d’ailleurs bien connu, quand on se haine, on a toujours vingt ans…).

Bref.

Un jour – miracle ! –  les deux agités agitent le drapeau blanc !  Sont-ils à sec de venin ?   Épuisés par les innombrables coups tordus ?  Quoiqu’il en soit, l’impensable se produit : Pascal redémarre sa vie avec son ex-ennemie intime !

La détestation de l’autre a soudainement fondu.

Les vieux fauves sont marqués par ces années de querelles.  Ils ont les crocs limés, la griffe molle et traînent la patte pour se rendre chez le médecin. Chacun, bien entendu,  n’a rien oublié des saloperies de l’autre. Mais il n’y a plus de sujets qui fâchent. Dans la dernière ligne droite de leur vie, chacun, à présent,  désire souffler, se reposer un peu… avant de se reposer définitivement.

L’échec d’une rupture.

 

 

 

 

LETTRE AUX SCANDALES

 

Chers Scandales,

Avec vous, nous avons le choix de l’embarras.  Mais vous ne faites que passer. Triste farandole. Elle lasse notre empathie et  lisse notre indignation.

Et pourtant, il y aurait de quoi vomir, dégueuler, dégobiller, gerber…

Au mois de juillet, un poète chinois  décédait après 8 années de prison. Cet insolent avait eu le toupet de demander davantage de démocratie dans son pays. Impardonnable. Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix, est mort d’un cancer dans un hôpital. Les autorités chinoises -qui ne doivent pas aimer la poésie-  refusaient qu’ il aille se faire soigner à l’étranger.

La « communauté internationale » s’est émue. Elle en a l’habitude. Une minute trente au journal de 20h plus tard et  l’affaire était oubliée. Mais sa veuve, Liu Xia, n’a pas tout perdu. Elle a hérité du harcèlement des autorités. Qui s’en préoccupe ?

Voilà quelques semaines, un rockeur-frappeur frappait  encore. Cette fois, c’était l’opinion.  Il s’affichait à la une d’un hebdomadaire-torchon. Ce grand incompris y  confiait ses affres de créateur. Mauvaise idée. Brasero d’invectives ! Tollé général ! Facebook et Twitter  changés en réchauds sociaux !  Feu de paille médiatique. Il a opportunément réchauffé les ventes d’un CD et enfiévré le tirage du torchon. Nul doute qu’il brulera à nouveau. Si la messe est dite, la prière l’est aussi :

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Saigneur est avec vous.

Chers scandales,

Finalement, vous vous chassez l’un l’autre.

L’Affaire Weinstein, avec son lot de révélations crapoteuses,  a permis de guérir quantité  de personnes atteintes d’amnésie. Et les vilains souvenirs de remonter à la surface, comme des bulles puantes dans un bain.
Et les langues de se délier, partout dans le monde. Non pour rouler des pelles mais pour peler des lourds.
L’arsenal législatif  a-t-il à ce point rendu les armes ? Il faudrait d’abord l’utiliser pour condamner, et condamner vraiment, cette basse-cour riche en coqs, poules et autres porcs.

Sur la toile, ces flics du slip sont souvent  des anonymes. Méfiance. On sait pourtant combien il peut être criminel de dénoncer ainsi telle ou telle personne. La mémoire de l’Histoire  à des recoins sinistres. S’il est utile de le savoir, il est toujours dangereux de s’en inspirer.

Oui, à vomir.

 

LETTRE À LA BOUFFE

En France, les dineurs associent le  plaisir des mots à la saveur des mets.  Evoquer le plat que l’on apprécie augmente, semble-t-il,  le plaisir qu’on en retire.  

Rien de tel aux États-Unis où l’on mange comme on fait le plein. Pour répondre à une nécessité. 

Là-bas,  les fines gueules sont plutôt rares. Bien manger, c’est d’abord manger beaucoup.

Le pays inventeur du hamburger ignore ces marquis des papilles qui pullulent chez nous.

Ah, ces Champollion des saveurs, ces Pasteur enragés du bon goût !  Incroyables bavards baveux !  Ils connaissent  le curriculum vitae d’une viande et n’ignorent rien de l’herbage où se nourrissent les bêtes.  

Erudits arrides, ils se révèlent incollables sur la variété de la pomme de terre au bout de leur fourchette. Ils vous saoulent sur le cépage contenu dans votre verre. Votre igorance les excite. Votre inculture les enflamme. Leur hémorragie verbale, à la longue, finit par noyer l’intérêt d’un repas. Mais, soyons juste, ils véhiculent aussi de bons moments. 

Quand il s’agit des modes de cuisson,  leur science culinaire emprunte au vocabulaire amoureux : mijoter, saisir,  faire revenir, laisser frémir. Avec eux, nous découvrons qu’il y a dans notre assiette non pas le produit d’une cuisine mais une oeuvre d’art. Carrément.  Dès lors, on hésite à manger trop vite et, tout à l’heure, assis sur les toilettes, on culpabilsera un peu en tirant la chasse.

Enfant, je me souviens de cette femme qui me gardait à la campagne, lors des « grandes vacances ». Elle s’exaspérait les fois où je ne finissais pas mon assiette. Il faut dire que ses repas, souvent,  n’avaient rien d’un 14 juillet : jambon-endives, saucisses-lentilles, tripes-carottes. Plus triste, tu pleures.

J’avais cinq ans et un jour,  comme je refusais une fois encore d’ouvrir la bouche, elle disparût furieuse de la salle à manger. Elle revint bientôt avec dans sa main chiffonnée une longue tige d’ortie. Si je ne mangeais pas TOUT, elle promettait de me carresser le visage avec. J’étais déja un sale con. Je m’obstinais dans mon refus.

Alors, la méchante mit sa menace à exécution. 

Elle fit glisser la plante sur mes bras puis, tout à coup hors d’elle, elle me barbouilla le visage tout entier. Sur les zones atteintes, je ressentis rapidement la morsure d’un feu terrible. Je hurlais de douleur. Mes cris stridents déclenchèrent les aboiements du chien de la famille et tout  ce barouf  alerta la fille de la sorcière, une jolie brune d' »au moins 16 ans ». Elle m’ emporta d’autorité, non sans avoir au préalable engueulé sa mère pour son « inconscience ». J’étais sauvé. 

De ce pénible épisode, je garde une détestation terrible pour ces aliments-là mais aussi un amour immodéré pour les fées salvatrices.  

Elles se reconnaîtront.